En raison du repli des flux touristiques à destination du Maroc, sous l'effet de la crise économique mondiale, les recettes voyages ont accusé une baisse de 5% ou -2,75 milliards de DH en 2009. En effet, ces recettes ont porté sur un montant de 52,79 milliards de DH seulement contre 55,55 milliards de DH en 2008, selon les derniers indicateurs des échanges extérieurs fournis par l'Office des changes.
Atlas voyages ne veut pas rater le virage du e- commerce. Elle se projette dans l’avenir en investissant dans un nouveau logiciel qui devrait lui permettre d’augmenter très sensiblement ses ventes sur internet. Les ventes du voyagiste par ce canal, qui représentent 10% de son chiffre d’affaires, devraient atteindre 40% à l’horizon 2011-2012, sachant que le nouveau logiciel sera opérationnel en 2011.
Opération séduction dédiée à l’offre balnéaire. L’Office national marocain du Tourisme (ONMT) vient de lancer un plan de communication auprès des principaux marchés émetteurs européens. Parmi les pays ciblés, figurent la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Benelux et la Pologne. Cette opération a été enclenchée le 1er février dans l’Hexagone.
Le nombre de passagers internationaux ayant transité par les aéroports du Royaume en 2009 a atteint quelque 12 millions de personnes, s'inscrivant ainsi en hausse de 5 pc par rapport à 2008, selon le département du Tourisme. Environ 46 pc de ces passagers sont passés par le Hub de Mohammed V, alors que les aéroports des deux principaux pôles touristiques du Royaume, Marrakech-Ménara et Agadir-Al Massira, ont drainé des parts respectives de 23 pc et 9 pc, précise le ministère qui vient de publier les statistiques sur le tourisme au Maroc durant l'année 2009.
Plus de 75.000 touristes français ont visité la ville d'Essaouira durant l'année 2009, se plaçant ainsi à la tête des clients de la Cité des Alizés, indique le rapport mensuel du ministère du tourisme. Après les Français, les Britanniques viennent en seconde position puisqu'ils étaient plus de 19.700 personnes à se rendre dans cette ville et les Espagnols en troisième place (14.264).
Selon les responsables politiques et des représentants du secteur touristique, et ce malgré une année 2009 sur fond de crise économique internationale, le secteur du tourisme a tiré son épingle du jeu et a démontré une capacité de résistance en réalisant des performances plus qu’honorables.
L'Office national marocain de tourisme (ONMT) prévoit une augmentation de 14 pc du nombre de touristes espagnols qui visiteront le Maroc au cours de cette année, a estimé le directeur général de l'Office, M. Abdelhamid Addou. "Nous prévoyons une progression de 14 pc des arrivées touristiques espagnoles au Maroc en 2010", a souligné M. Addou, dans un entretien à la MAP à l'occasion de la tenue de la 30ème édition de la Foire internationale du tourisme de Madrid (FITUR) où le Maroc est fortement présenté.
La promotion Kounouz Biladi, qui offre des réductions destinées à revitaliser le secteur du tourisme national au Maroc, attire les critiques de nombreux hôteliers, de leurs clients et même des responsables du secteur. Selon les chiffres du ministère du Tourisme, le nombre de nuitées en hôtels a chuté de 5,1 pour cent en 2009 par rapport à 2008. Les taux d'occupation dans les hôtels sont passés de 46 à 42 pour cent au cours de la même période.
Malgré une conjoncture difficile, les investissements continuent à tirer vers le haut le secteur touristique national. Depuis 2007, plus de 50 milliards de dirhams de conventions d’investissement ont été signées entre l’Etat et les investisseurs. Ils ont permis la création de plus de 48 000 lits supplémentaires et créés plusieurs dizaines de milliers d’emplois.
Le bilan 2009 est « honorable », et les professionnels du secteur abordent 2010 avec des objectifs ambitieux. Mais les défis à relever restent nombreux. Radieuse ce week-end à Marrakech, la météo n'aura guère contribué à retenir les visiteurs dans les allées du Moroccan Travel Market au-delà de vendredi dernier.
Les premiers mois de 2009 avaient été inquiétants pour le secteur touristique, mais le Maroc s’en est finalement bien tiré, à commencer par Marrakech. Après un premier trimestre déprimant, la première destination du pays s’est bien rattrapée durant le second semestre. Au point où certains observateurs jugent excellentes les performances de la ville ocre eu égard au contexte conjoncturel.