Lettre Mensuelle du Tourisme
La Capitale spirituelle du Royaume semble avoir pu séduire la Mastodonte CDG, premier groupe financier d’intervention rapide dans le pays. Ainsi et après avoir réussi à mettre ainsi « un tigre dans son moteur » de développement, Fès a aujourd’hui plus de chance que jamais de relancer son économie chancelante.

Bien sûr qu’il ne faut pas demander à la Caisse de Dépôt plus qu’elle ne peut offrir. Développeur sûr et crédible, elle prendra en charge le plan d’aménagement et l’étude de faisabilité économique et financière des deux sites retenus celui de « Oued Fès » et celui « d’Ouislane » soit une ambition de 4500 lits hôteliers en dix ans et un programme foncier substantiel qui à lui seul peut expliquer l’implication de la vielle maison de Place Pietri et partiellement la justifier. Mais elle ne peut assumer à elle seule la responsabilité de la bonne fin de l’ensemble du programme.

Quant au Palais des Congrès dont certains appellent de leurs vœux, il reste à lui trouver preneur. Son financement n’est pas arrêté ni son programme. Cependant l’enthousiasme est de mise. L’ONMT se propose avec optimisme de consacrer à Fès quelque 400 millions de dirhams pour la décennie afin de créer une nouvelle image de la destination tant au niveau du produit, de son animation que de sa promotion à l’étranger. C’est ainsi, entre autres, que les principaux « Fandouks » de la ville seront transformés en cafés littéraires, cafés théâtres et cafés concerts et que les festivals seront réorganisé et étoffés pour instituer des traditions culturelles pérennes pouvant servir d’attraits de qualité à une clientèle étrangère de plus en plus exigeante.

Le fer de lance hôtelier de la CDG, la société « Maroc Hôtels & Villages » prendra, quant à elle, la charge d’aménager, par ailleurs, les grandes demeures historiques, aujourd’hui en ruine, telles le palais « Glaoui’, la maison « Ba Ahmed » et le palais « Moqri ».

Que dire de tout cela, après que les rideaux soient tombés sur la journée d’étude consacrée le 25 novembre au programme régional de développement, sinon qu’il s’agit d’un strict minimum qu’il faut transformer en pari gagnant en veillant particulièrement à réaliser les promesses avancées en matière de transport aérien, ces fameuses lignes programmant des vols de point à point, à partir des principales villes européennes prioritaires, France, Espagne, Italie et Angleterre.

Qui sait peut être que cela marchera cette fois-ci? En tout état de cause si les Fassis veulent que leur ville devienne la 3ème destination après Marrakech et Agadir, ils n’ont aucun intérêt à laisser passer cette ultime chance.